Jeanne d'ArcAttention: Si vous vous êtes directement rendu sur cette page après avoir consulté un moteur de recherche ou un annuaire, sachez que pour bien comprendre le contexte historique il vous faut lire la page "Charles VII et Dunois" avant celle-ci. |
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Quel événement peut décider les seigneurs réservés à apporter leur soutien aux troupes de Charles VII, pour défendre Orléans? Pour résoudre ce problème Dunois et son cousin germain, le futur roi, ont du échanger leur point de vue. Ces deux hommes ont le même âge et combattent ensemble les Anglais depuis neuf ans. Ont-ils eu eux-mêmes l'idée d'utiliser une jeune bergère pour gagner la bataille d'Orléans ou cette idée leur a-t-elle été soufflée voir imposée par une femme? On sait aujourd'hui que Yolande d'Anjou, la belle-mère de Charles VII avait été avertie de la venue de Jeanne d'Arc et qu'elle contribua à l'imposer. A la lumière de ces éléments nous pouvons nous demander si la venue de l'illuminée Jeanne d'Arc à Orléans ne doit pas plus à Yolande d'Anjou qu'à Dieu. Jeanne d'Arc est native de la Lorraine et Yolande d'Anjou a réussi à fiancer son fils René avec Isabelle, l'héritière des duchés de Lorraine et de Bar. Jeanne d'Arc va donc être un instrument entre les mains des dirigeants de l'époque. Il n'est pas du tout question de lui laisser prendre la tête des armées royales, comme certains l'ont affirmé, mais de convaincre de la nécessité de combattre pour le futur Charles VII. Pour l'abbé Bordas, natif de Châteaudun ville proche d'Orléans, passionné par l'histoire locale cela ne faisait pas de doute il écrivait: <<On ne pouvait cependant pas espérer de délivrance, tant qu'on ne serait pas en état de changer la défense en attaque. Le comte de Dunois se vit donc forcé de faire éclore son second stratagème, dont la fameuse Pucelle fut l'instrument.>>. Il écrivait cela avant la révolution française. Il a eu accès à des documents anciens conservés à Orléans notamment. Depuis cette époque le temps, la révolution, la négligence, la malveillance, les diverses guerres furent à l'origine de bien des destructions. Cependant Jeanne d'Arc a été béatifiée et canonisée en 1920 par l'Eglise catholique. Jeanne d'Arc est devenue une sainte. Cela trouble bien des historiens. Ils la voient nommée par Charles VII chef de l'armée royale. Au cours de ce vingtième siècle certains écrivent cela dans leurs livres d'histoire. Pourtant bien des éléments montrent qu'il n'en est rien. Pour souligner les contradictions nous pouvons tracer la venue de Jeanne d'Arc à Orléans de la manière suivante: <<Jeanne d'Arc et sa grande armée... six hommes d'escorte, arrivèrent voir le roi, à Chinon, le 6 mars 1429. Ce renfort divin inespéré fut aussitôt utilisé... Jeanne D'Arc quittera le roi que le 15 avril 1429 pour rejoindre Orléans. Elle n'a que dix sept ans.>> Manifestement il n'apparaît pas que l'on se précipitât pour utiliser Jeanne d'Arc comme chef de guerre. De plus comment croire que les hommes de l'époque étaient prêts à nommer une jeune bergère de dix sept ans, inexpérimentée dans l'art de la guerre, chef de l'armée royale? Vers 1760 l'abbé Bordas ne le pensait pas il écrivait: <<Le roi respectait sincèrement l'extraordinaire, qu'elle ne savait pas trop démêler elle-même, mais dont la source ne partait que d'un zèle pieux pour le bien du roi et de son royaume. Ce bien devint sensible dès que Jeanne d'Arc eut arboré son étendard blanc qu'elle avait consacré à la Sainte Vierge et qui représentait l'Annonciation. Le bruit de cette nouveauté, la curiosité d'en voir les suites, la honte de ne pas imiter le courage d'une femme, rassembla une multitude d'officiers et de soldats pour combattre sous cette religieuse enseigne. Les plus timides se sentaient des héros à l'annonce d'une mission divine en faveur d'une Pucelle porte-enseigne et capitaine sous un bâtard. Ceux-là se trompent qui croient que la Pucelle d'Orléans a été général des troupes du roi. Jamais elle n'en eut le titre ni l'exercice.>> Cependant le courage ou le fanatisme de Jeanne d'Arc ne peut faire aucun doute. Elle fut plusieurs fois blessée mais elle n'abandonna pas pour autant les troupes du roi de France. Elle fut faite prisonnière en défendant la ville de Compiègne le 23 mai 1430. Jeanne D'arc fut vendue aux anglais et jugée, puis brûlée vive. Le président du tribunal fut Pierre Cauchon évêque de Beauvais rallié aux anglais. Parmi les accusateurs il y eu à son procès l'université de Paris ainsi que le frère Martin, vicaire général de l'inquisition en France. A cette époque Paris était sous domination anglaise. Jeanne d'Arc fut brûlée vive le 30 mai 1431 à Rouen. Si nous regardons sur certains dictionnaires nous constatons que la vie de Jean d'Orléans comte de Dunois y occupe beaucoup moins de place que celle de Jeanne d'Arc. Jeanne d'Arc parait comme celle qui a donné l'élan nécessaire aux troupes du roi de France pour délivrer la France des Anglais. S'il est vrai que son exemple, sa profonde conviction d'être une envoyée de Dieu attirèrent des combattants ; il n'en demeure pas moins que des hommes ont travesti l'Histoire. Le rôle de Jeanne d'Arc fut minime. Entre 1420 date du début de l'action du Dunois et 1453 la date officielle de la fin de la guerre de cent ans il s'est écoulé 33 ans. Durant cette période Jeanne d'Arc n'a combattu qu'un an tandis que Dunois et Charles VII ont agi au cours de toutes ces années. Evidemment cela ne parait pas juste pour ces deux hommes. Mais pourquoi en est-il ainsi? La courte de vie de Jeanne d'Arc fut elle si décisive? Ce n'est pas ce que semble démontrer l'histoire. Le Comte de Dunois prépara l'entrée de Jeanne d'Arc dans Orléans. Pour cette entrée il imposa son plan à cette jeune bergère. L'arrivée de cette fille souleva l'enthousiasme de certains. Pour calmer l'ardeur des troupes il l'envoya à la tête d'une troupe à l'assaut d'un des forts des assiégeants. Jeanne d'Arc, bergère sans expérience guerrière fut légèrement blessée et dut battre en retraite. Pour ne pas laisser les troupes sur une mauvaise impression le comte de Dunois sortit à la tête de nouvelles troupes accompagné de Jeanne d'Arc. Il se rendit maître du fort. Dès le 8 mai 1429 les Anglais levèrent le siègent d'Orléans après de lourdes pertes, sept à huit mille hommes. Les troupes françaises reprirent alors d'autres villes. Le comte de Richemont, qui se croyait indispensable vit que l'on se passait de son aide pour vaincre les Anglais. Il voulait, maintenant prendre part aux batailles et à la gloire qui en découlait. Il le proposa à Charles VII qui refusa. Malgré cela il alla rejoindre le Comte de Dunois qui faisait le siège de Beaugency. Jeanne d'Arc présente à ce siège voulut faire respecter la décision du roi et chasser le comte de Richemont. Le comte de Dunois l'en dissuada. Il offrit à ce comte de conduire ensemble la prise de Beaugency. Cette ville fut conquise le 17 juin 1729. Si Jeanne d'Arc eut le commandement des armées du rois, comme certains écrits de ce siècle l'affirment encore; elle aurait pu conduire les troupes du roi de France à la déroute. Sur le Chemin qui conduisait Charles VII à son sacre du 17 juillet 1429 elle voulut lancer les troupes à l'assaut d'Auxerre. Cette place était trop bien défendue. Le comte de Dunois et beaucoup d'autres s'opposèrent à ce projet qui ne fut pas réalisé. Pourquoi alors les historiens donnent-ils autant d'importance à Jeanne d'Arc? Charles VII n'aurait-il pas participé lui-même à cette légende et dans quel but? Comme ce n'est pas dans la vie de Jeanne d'Arc que nous trouvons une réponse à cette question; il faut orienter nos recherches vers la fin de sa vie. Dans le livre de l'abbé Bordas on trouve la description suivante de la capture de Jeanne d'Arc : <<Elle s'était jetée dans Compiègne avec le comte de Dunois au mois d'avril 1430, pour défendre cette ville contre les Anglais. Guillaume Flavi, Gentilhomme Picard, Gouverneur de la place, a été accusé de ne pas s'être trouvé d'humeur à augmenter la réputation de cette fille parmi le peuple et, dans une sortie, d'avoir fait fermer la barrière à propos pour qu'elle ne put y rentrer. Jean bâtard de Bourbon-Vendôme, en fit sa prisonnière. Il la vendit au Comte de Ligny, et celui-ci au jeune roi Henri VI, qui lui fit faire ce procès qui a couvert d'opprobre Cauchon, évêque de Beauvais, ce méprisable partisan des Anglais, aussi bien que l'Université de Paris et le frère Martin vicaire général de l'Inquisition en France. >> Jeanne d'Arc fut brûlée vive le 30 mai 1431 à Rouen. Elle est donc restée plus d'un an prisonnière sans que rien ne soit tenté pour la libérer. La libération aurait pu se faire de plusieurs manières. Il pouvait y avoir négociation pour payer une rançon ou tenter une expédition pour la libérer. Rien de cela ne fut entrepris. Nul appel au pape, nul combat, nul offre de rançon ne viendra libérer Jeanne d'Arc. Vraiment on préfère le symbole mort que vivant. Il sera plus facilement manipulable. Certains historiens disent qu'elle fut abandonnée par Charles VII. Pourquoi ce roi aurait-il agit ainsi? Jeanne d'Arc fut faite prisonnière sur le diocèse de Beauvais. Le tribunal qui la jugea et la condamna fut présidé par l'évêque de Beauvais. A cette époque les autorités religieuses été influentes. Pourtant la ville de Beauvais s'était ralliée au roi de France. L'évêque de Beauvais a-t-il agi contre le roi Charles VII ou pour lui? Pour répondre à cette question il faut d'abord examiner les conditions dans lesquelles furent jugées Jeanne d'Arc. Jeanne d'Arc eut droit à un procès tout à fait équitable et la loi fut respectée. En fait elle a subi deux procès. Le premier se fut pour sorcellerie. La loi ne prévoyait pas dans ce cas là mort. Jeanne d'Arc accepta de faire pénitence. Elle ne pouvait pas être condamnée à la peine capitale. Seuls les relaps c'est à dire ceux qui retombaient dans le péché risquaient cette peine. Au cours de son procès Jeanne d'Arc avait promis de ne pas s'habiller en homme. Elle ne tint pas parole. Placée nue dans un cachot en présence de vêtements exclusivement masculins elle eut l'audace de s'habiller pour ne pas avoir froid. On la jugea une seconde fois. Ce fut un procès tout a fait loyal. On appliquait la loi, rien que la loi. Vraiment Jeanne d'Arc était de mauvaise foi. Elle n'avait pas tenu sa parole. Malgré sa promesse elle avait encore revêtu des habits d'homme. Elle méritait donc d'être brûlée vive sur la place publique. Vraiment la volonté anglaise était dure. Mais était-ce vraiment les Anglais qui voulaient se débarrasser de Jeanne d'Arc? Qui jugea et condamna Jeanne d'Arc? Quelles étaient les lois qui s'appliquaient? Force est de constater que ce sont en majorité des Français qui ont jugé Jeanne d'Arc et qu'ils l'ont fait selon des lois françaises. Oui mais voilà ces Français là étaient alliés avec les Anglais. On peut penser qu'ils n'ont fait qu'appliquer la volonté anglaise. Même pas puisqu'il y a eu procès. De plus les Bourguignons, qui combattaient aux côtés des anglais n'étaient pas assujettis au roi d'Angleterre. Ils étaient simplement alliés. Lors du siège d'Orléans ils avaient pris une décision indépendante, celle de se retirer. Alors Charles VII aurait pu intervenir pour que les autorités religieuses soient moins dures. Pourquoi ne l'a t'il pas fait? Etait-ce parce qu'il souhaitait la mort de Jeanne d'Arc? Pour y voir plus clair nous pouvons relire le texte de l'abbé Bordas sur la capture de Jeanne d'Arc: <<Guillaume Flavi, Gentilhomme Picard, Gouverneur de la place, a été accusé de ne pas s'être trouvé d'humeur à augmenter la réputation de cette fille parmi le peuple et, dans une sortie, d'avoir fait fermer la barrière à propos pour qu'elle ne put y rentrer.>> D'après ce texte on voit bien qu'il y a eu à l'époque de la capture de Jeanne d'Arc une polémique. Guillaume Flavi aurait laissé sortir Jeanne D'arc pour aller attaquer les Anglais qui assiégeaient la place forte puis il l'aurait empêché de rentrer, en laissant les portes closes, lorsqu'elle revint poursuivi par l'ennemi. Ce ne serait donc pas à cause de la force de l'ennemi qu'elle fut faite prisonnière mais à cause d'une manœuvre de son propre camps. Guillaume Flavi a pu faire une erreur. Mais n'avait-il pas eu l'ordre d'agir ainsi? Où est Dunois à ce moment là? N'a t'on pas cherché de se débarrasser de Jeanne d'Arc? N'était-elle pas devenue un symbole qui n'en faisait qu'à sa tête? Le livre de l'abbé Bordas n'apporte pas de réponses à ces questions. Mais aujourd'hui, grâce aux archives du royaume de France nous pouvons en savoir un peu plus. A la médiathèque Condorcet de Libourne il y a une salle de lecture avec de nombreux ouvrages que l'on ne peut que consulter sur place. C'est là que j'ai trouvé des éléments de réponse grâce à la lecture de l'Histoire de France et des Français au jour le jour écrite en plusieurs tomes par André et Alain Decaux. Le 28 août 1429 Charles VII signe avec le duc de Bourgogne une trêve de quatre mois. Durant cette période on ne se battra pas dans tous les pays situés à droite de la Seine, sauf à Paris. Bien plus Charles VII reconnaît au duc le droit <<d'employer lui et ses gens à la défense de la ville de Paris et résister à ceux qui voudraient faire guerre ou porter dommage à icelle>> Qui est visé par un tel texte? Il semble bien que ce soit Jeanne d'Arc de l'avis même de l'historien qui commente un peu ce traité. Jeanne ne tarde pas à attaquer Saint Denis. Charles VII ne la rejoint que parce que le duc d'Alençon lui fait honte. Il pense que Charles VII a peur. En fait c'est à cause du traité de paix qu'il a signé avec le duc de Bourgogne. Pour ne pas perdre la face Charles VII doit se rendre au siège de Saint Denis. Le sept septembre Jeanne donne l'assaut. Elle est blessée à la cuisse. Charles VII décide alors de lever le siège. Puis il ne tarde pas à démobiliser une partie de la troupe. Jeanne D'arc ne comprend pas pourquoi. Comme elle ne comprendra pas pourquoi la porte de la place forte de Compiègne se refermera devant elle. Elle ne comprendra pas non plus pourquoi on fera tout pour la condamner à mort. Pourtant c'est Charles VII qui lance, à Rouen, en 1450 la procédure de réhabilitation de Jeanne d'Arc. A-t-il eu mauvaise conscience? Il semble que non. C'est plutôt parce que cette jeune bergère avait dit des choses très importantes. Elle a assuré à Charles VII qu'il était bien le fils de Charles VI. Pourquoi cette révélation est-elle importante? C'est que Charles VII avait un père fou et une mère qui avait des amants. Cela pouvait laisser planer des doutes sur la généalogie de Charles VII. Ces doutes peuvent devenir des certitudes pour un grand nombre de gens lorsque la reine mère annonce elle-même que Charles VII est un bâtard. Cette révélation par la bouche d'une envoyée de Dieu était une manière de combattre les rumeurs. Défendre sa légitimité était dans le monde féodale une chose importante. Charles VII aimait à soigner son image pour l'avenir. Pour argumenter ce propos nous pouvons nous appuyer sur le comportement de Charles VII au cour de 1449. Cette année là pour rompre la trêve qu'il a signé en 1444 avec le royaume d'Angleterre, il lui faut des motifs valables. Il en a. Pour que personne ne puisse les lui contester il convoque, le 17 juillet une assemblée au château des Roches-Tranchelion, près de Dijon. Il y est décidé à l'unanimité que : <<Monseigneur le roi se trouve en droit de rouvrir les hostilités>>. Il y est également précisé: <<pour son honneur et sa décharge au temps à venir est justement et honorablement délié de la trêve>>. Charles VII et Dunois furent non seulement des chefs de guerre mais aussi des manipulateurs. Ce sont ces deux hommes qui vont prendre la tête des armées qui vont envahir l'Aquitaine. On avait utilisé la personne de Jeanne D'Arc. Le symbole était plus fort que le personnage. Jeanne d'Arc était courageuse, elle fut plusieurs fois blessée. Malgré cela elle repartit au combat. Elle n'avait pas la force des rudes combattants masculins. Elle n'avait pas de sens tactique. Elle aurait bien envoyé les troupes de Charles VII sur Auxerre malgré les importantes forces qui la défendaient. Elle manquait de diplomatie. Elle aurait bien combattu le Comte de Richemont. Si on lui avait confié la responsabilité des troupes elle les auraient conduites à la catastrophe. Du moins au début car elle manquait d'expérience. Mais après que se serait-il passé si la jeune bergère était vraiment devenu un chef de guerre? Elle aurait été incontrôlable. Elle se disait guidée par Dieu ce n'était donc pas au roi à lui donner des ordres. Les gens qui la suivaient ne risquaient-ils pas d'engendrer un trouble dans le pays? De quels revenus allait vivre cette troupe sans domaine féodal de rattachement? Il y avait là sûrement un danger pour la stabilité du royaume de France. Elle aurait pu tout aussi bien menacer l'autorité du roi que celle de l'Eglise Catholique. Certains éléments de la population avaient déjà tendance à prendre des libertés avec cette religion. L'Eglise catholique veillait à ramener toutes les déviances dans le droit chemin. Elle s'en était donné les moyens en créant l'inquisition. Après s'être servi de Jeanne d'Arc pour mobiliser la population il était difficile pour Charles VII de dire du mal de cette personne. Cependant il souhaitait se débarrasser de cette bergère comme le démontre la trêve du 28 août 1429 que Charles VII signa avec le duc de Bourgogne. Il semble bien qu'à l'époque Charles VII et l'Eglise catholique avaient le même intérêt : la mort de Jeanne d'Arc. Nous pouvons donc conclure que la religion déforme le jugement des personnes. Les historiens perdent leur sens critique. La croyance est plus forte que la raison. Certes tout le monde n'a pas la même faculté de réflexion mais faut-il pour autant travestir la réalité? Dire que Jeanne d'Arc permit de chasser les Anglais de France est une idée simpliste. Les simples d'esprits ne peuvent comprendre que des histoires simples. Aujourd'hui encore Jeanne D'Arc est utilisée. Est-ce par hasard si elle est fêtée par des partis extrémistes aux idées simplistes? A l'époque de Jeanne d'Arc le patriotisme n'existait pas, pas plus que la France d'ailleurs. On ne parlait même pas la même langue au sud de la France actuelle qu'au nord. Au nord les gens s'exprimaient en langue d'oïl au sud en langue d'oc. A cette époque la langue française n'existait pas. Elle se formera au cours des siècles et c'est seulement en 1835 que Louis Philippe décrétera que l'écriture du français devra respecter l'orthographe du Dictionnaire de l'Académie. Avant cette date il n'y avait aucune référence donc pas de faute d'orthographe. |
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