Que se passe-t-il si vous achetez un call ? Est-ce une bonne façon d’investir avec des options ?En tout cas, il s’agit de l’investissement d’option le plus simple et le plus naturel, car il remplace les investissements en actions.Il permet de consommer moins de capital et d’une manière ou d’une autre « optimiser » ses investissements. Toutes ces opérations seront « nues ». Le terme « nu » signifie que vous n’êtes pas le propriétaire du sous-jacent, mais seulement effectuer une opération sur une option.Donc, si vous achetez un simple call d’Alstom, la seule position que vous prenez dans votre portefeuille chez Alstom est ce call . Aucune ligne de stock Alstom dans votre portefeuille.Les paramètres d’option (date d’échéance, prix d’exercice, etc.) ne sont pas optimisés dans ces exemples. Les descriptions des 4 prochains cours d’options sont à utiliser uniquement Des fins éducatives pour vous montrer ce que ces transactions simples (achat de call , ventes de call) signifient par rapport à votre vision du marché et à son impact sur votre portefeuille.J’ insiste sur ce point : compte tenu du large éventail de paramètres possibles, beaucoup de choses sont possibles avec des options, mais il y a peu de stratégies intelligentes utilisées par les professionnels pour gagner régulièrement de l’argent et optimiser les chances de succès.
Investir avec les options d’achat de call
L’achat d’un call sur une action reprend la logique d’un achat au comptant : vous misez sur la hausse. Mais cette fois, vous passez par un produit dérivé, le call, qui change la donne en matière de gestion du risque et d’engagement de capital. Bien choisi, ce levier vous permet de viser plus haut, sans immobiliser la totalité de vos fonds.
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Que se passe-t-il lorsque nous achetons des actions ?
En achetant une action, le scénario est limpide : si le cours grimpe au-dessus du prix d’achat K, la plus-value est au rendez-vous. Si la valeur chute, la perte peut être conséquente, jusqu’à la totalité de l’investissement si l’action s’effondre. Autrement dit :
- La perte maximale possible est connue d’avance et peut être élevée (K si l’action tombe à zéro).
- Le gain n’a pas de plafond : si l’action s’envole, le potentiel est illimité.
Que se passe-t-il lorsque nous investissons dans une option d’achat ?
Avec un call, vous versez une prime p pour obtenir le droit d’acheter l’action à un prix déterminé (K) jusqu’à une date précise. Pour que l’opération soit rentable à l’échéance, il faut que le cours dépasse K additionné à la prime payée.
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Le risque ici est parfaitement borné : si l’action recule ou stagne sous le seuil, vous perdez uniquement la prime engagée. Impossible de perdre davantage, ce qui se traduit sur le graphique par une perte maximale figée (–p).
- La perte maximale ? Limitée à la prime p, rien de plus.
- Le gain, lui, reste illimité en cas de hausse significative.
Pourquoi alors choisir un call plutôt qu’un achat d’action ? L’un des intérêts majeurs réside dans cette capacité à contrôler son exposition : savoir exactement ce que l’on risque, sans subir les inconvénients d’un stop loss qui peut éjecter d’une position sur un simple repli technique. Autre atout, la prime payée rend l’accès aux variations haussières moins coûteux qu’un achat direct d’actions.
Exemple d’achat d’un call
Regardons de plus près un cas concret : le titre Alstom (code ALO) a perdu du terrain le 11 juin 2015, rebondissant sur un support à 25 €. Le 16 juin, il cote 26,36 €. Le support tient, l’hypothèse d’un retour à 30 € dans les prochaines semaines prend forme.
Pour miser sur cette hausse, l’achat de deux options call ALO AUG2015 25 s’impose :
- Prix d’exercice : 25 €
- Échéance : vendredi 21 août, à la clôture
- Prime : 2,4 € par contrat
Chaque contrat porte sur 100 actions, donc pour deux calls, vous déboursez 480 € (2,4 x 100 x 2). Ce montant vous permet de vous positionner sur 200 titres Alstom jusqu’à l’échéance, prêts à profiter d’une envolée du cours. Pour acheter ces 200 actions en direct, il aurait fallu mobiliser 5 272 €, c’est plus de dix fois la somme investie via les options.
Que se passe-t-il quand vous achetez dans une autre devise ?
Lorsque vous réalisez un achat d’action ou toute transaction similaire en dehors de la zone euro, la devise en jeu peut être le dollar, la livre ou toute autre monnaie. Ce détail, loin d’être anodin, peut changer la donne de façon radicale sur le rendement de votre investissement. La raison ? Les devises fluctuent sans cesse, et une variation défavorable peut rogner, voire annuler, vos gains. Parfois, il vaut mieux patienter avant de convertir ou d’acheter dans une devise étrangère.
Pour limiter ces risques liés aux montants engagés, il devient indispensable de prendre toutes les précautions nécessaires. On entre alors dans le domaine du risque de change.
Qu’est-ce que le risque de change ?
En clair, le risque de change correspond à toutes les variations susceptibles d’affecter le taux de conversion entre deux monnaies. Ce taux n’est jamais figé : il monte, il descend, souvent de façon imprévisible. Pour ceux qui interviennent sur des montants importants, les conséquences d’une fluctuation défavorable ne se font pas attendre.
Anticiper autant que possible ces mouvements, c’est déjà limiter l’exposition au risque de change. On distingue d’ailleurs plusieurs types de risque de change, chacun s’appliquant selon la nature de la transaction.
Quels sont les différents risques de change ?
Voici les trois formes principales de risque de change à connaître. Selon votre situation, ils ne vous concerneront pas tous, mais il est utile de bien les distinguer : cliquez ici si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur les risques de change.
Le risque de change comptable
Ce type de risque apparaît lorsque l’on valorise un actif dans une devise, mais qu’il doit ensuite être enregistré dans une autre. L’écart de conversion peut venir fausser la réalité de la valeur inscrite au bilan.
Le risque de change transactionnel
Ici, la question se pose sur les délais de paiement et le coût final de l’opération. Entre la signature et le règlement, les taux de conversion peuvent évoluer et impacter le montant effectif payé ou reçu.
Le risque de change ou de perte de compétitivité
Ce dernier risque concerne l’impact d’une dévaluation monétaire : si la devise d’un pays s’affaiblit, cela peut se répercuter sur le prix des biens ou sur la valeur des actions concernées.
Maîtriser ces risques, c’est s’offrir une marge de manœuvre supplémentaire dans la gestion de portefeuille. Le marché des options, bien utilisé, n’est pas qu’un terrain de spéculation : c’est aussi un outil de protection et d’optimisation. Reste à savoir exploiter chaque levier avec discernement.

