Comprendre simplement le fonctionnement des options en bourse

Avez-vous entendu parler des options d’achat d’actions ? Sinon, ce n’est pas surprenant, car les médias et les emplacements financiers sont très concentrés sur le marché boursier. En ce sens, il est plus familier aux personnes qui souhaitent entrer dans l’échange. Toutefois, investir avec des options peut vous aider à créer, gérer et protéger votre portefeuille d’actions. La grande chose est que vous pouvez gagner des revenus sur une base régulière si vous avez un capital important.

Avant de vous lancer, il vaut mieux prendre le temps de comprendre les bases de ce marché. Si j’aborde ce sujet aujourd’hui, c’est pour une raison simple :

J’ai suivi une formation sur les options avec Gaël Deballe de Zen Option pour générer des revenus. Cela répondait à mes attentes, même si le ticket d’entrée reste élevé si on veut pratiquer régulièrement. Mon courtier de l’époque, Binck.fr (devenu Saxo Bank), exigeait 10 000€ pour démarrer, ce qui m’a confronté à un vrai choix de gestion entre mes portefeuilles mondiaux et ceux à rendement élevé.

C’est un passage obligé dans mon parcours d’investisseur long terme. S’il y a moyen d’accélérer la cadence de création de richesse, pourquoi s’en priver ? Mais la vraie motivation, c’est que les options représentent une façon futée et stratégique d’investir sur les actions.

Qu’est-ce qu’une option ?

L’option, c’est un contrat aux deux visages.

Côté acheteur, elle vous donne le droit, et pas l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif (action, indice, devise, ETF, matières premières…) à un prix fixé d’avance, jusqu’à une date précise. Pour s’offrir cette possibilité, l’acheteur paie au vendeur une somme appelée prime.

Côté vendeur, l’option est un engagement : en échange de cette prime, vous acceptez d’acheter ou de vendre l’actif au prix convenu, si l’acheteur le décide à l’échéance.

Base #1 : Appel et Put, les deux piliers

Dans le monde des options, deux termes reviennent sans cesse : Call et Put. Cette opposition structure le vocabulaire, mais peut vite dérouter les nouveaux venus.

Le Call correspond à une anticipation de hausse : il donne le droit d’acheter. Le Put, c’est l’inverse : il parie sur la baisse et donne le droit de vendre. Mais les stratégies ne s’arrêtent pas à l’achat ou la vente pure et simple.

Voyons maintenant comment ces options se structurent concrètement.

Base #2 : Les paramètres d’une option Call ou Put

Avant de passer un ordre, mieux vaut apprivoiser le vocabulaire et les paramètres clés d’une option.

Chaque option s’appuie sur un actif de référence : c’est le ticker. Voici comment décoder un intitulé d’option, en prenant Coca-Cola comme exemple : KO P 21 sept. 2018 42,00$.

Détaillons ces éléments pour s’y retrouver facilement :

  • KO : le code mnémonique de l’action Coca-Cola
  • C pour Call, P pour Put
  • Date d’échéance : en général, le troisième vendredi du mois
  • Prix d’exercice, aussi appelé strike

Autre couple incontournable : bid/ask, ou prix d’achat et de vente. Le vendeur surveille le bid, l’acheteur regarde l’ask.

Le volume, et surtout l’Open Interest, c’est-à-dire le nombre de contrats en cours, sont de bons repères. Plus il y en a, plus la liquidité est élevée, ce qui facilite l’exécution de vos ordres.

Dernier élément à surveiller : la volatilité implicite. Elle influence fortement la prime, et j’y reviens plus loin.

Base #3 : La prime, cœur du mécanisme

La prime, ou “premium”, constitue le nerf de la guerre pour qui veut investir avec des options.

À chaque achat ou vente d’option, une prime unique change de mains. Cette somme se décompose en valeur intrinsèque et en valeur temps.

Option Premium = Valeur intrinsèque (Vi) + Valeur temps (Vt)

La valeur intrinsèque correspond à l’écart entre le prix actuel de l’actif et le prix d’exercice. Elle ne peut jamais être négative.

  • Pour un Call, Vi > 0 si le cours de l’action dépasse le strike
  • Pour un Put, Vi > 0 si le prix de l’actif est inférieur au strike

La valeur temps est ce qui reste de la prime après avoir retiré la valeur intrinsèque.

Elle dépend, notamment :

  • De la proximité entre le strike et le prix de l’actif : plus ils sont proches, plus la prime est élevée, surtout quand l’option est “dans la monnaie”
  • De la volatilité implicite, qui estime les variations attendues du sous-jacent à partir de son historique et des scénarios de marché
  • Du temps qui reste avant l’échéance : plus la date approche, plus la valeur temps fond rapidement. Ce phénomène saute aux yeux sur le graphique ci-dessous.

Source : Mataf

Application concrète : l’exemple Coca-Cola

Pour mieux saisir les concepts de “dans la monnaie”, “à la monnaie” et “hors de la monnaie”, revenons à Coca-Cola.

Le 13 avril 2018, l’action s’échangeait à 44,51$.

La position du strike par rapport au cours détermine si l’option est dans la monnaie (in the money), à la monnaie (at the money) ou hors de la monnaie (out of the money).

Investir avec des options, c’est aussi une question de méthode

Tout au long de ce tour d’horizon, j’ai volontairement évité le jargon trop technique. L’idée, c’est d’ouvrir la porte d’un univers réputé complexe, mais dont les règles sont claires et codifiées.

Il m’a fallu du temps pour mesurer l’intérêt des options. Mais une fois les bases acquises, on découvre que ce levier légal permet de franchir des obstacles autrement infranchissables. D’autres stratégies existent, et elles viendront étoffer votre palette dans de futurs articles.

À chacun de décider jusqu’où pousser l’apprentissage. Mais une chose est sûre : celui qui maîtrise les options dispose d’un atout rare pour façonner son avenir financier.

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