Les meilleures adresses pour acheter de l’huile de CBD

Personne n’a jamais prétendu que l’achat d’huile de THC aux Pays-Bas relevait de la promenade de santé. La demande existe, la légalité fait encore défaut. Dès qu’on parle d’huile à forte teneur en THC, la législation néerlandaise se referme comme un piège : c’est interdit, tout simplement.

Ceux qui s’intéressent à l’huile de THC, parfois appelée huile de haschisch, découvrent vite que la fabrication maison n’a rien d’alchimique. Un peu d’alcool, une évaporation sur une plaque chauffante, et il ne reste bientôt qu’une substance visqueuse : l’huile de hasch. La différence avec la préparation d’huile de CBD ? Elle tient au choix de la plante. Pour l’huile de haschisch, on opte pour une variété riche en THC, là où le CBD mise sur d’autres souches.

Une seule pharmacie distribue légalement de l’huile de hash : la pharmacie Transvaal à La Haye. Là, des patients munis d’une prescription médicale peuvent se procurer une huile de cannabis facile à doser, en optant parmi quatre versions différentes. Bedica, par exemple, propose du THC pur. Le Bediol, lui, combine CBD et THC. Ce service a un prix , élevé, et il faut savoir que les assureurs n’en couvrent pas le coût. L’accès demeure réservé à une minorité : seuls les patients ayant une indication médicale reconnue peuvent passer la porte de cette officine.

Effet du THC : entre soulagement et désagréments Le THC, c’est le composant du cannabis qui provoque l’état d’euphorie que certains recherchent. Son effet psychoactif divise : il peut apporter un apaisement remarquable face au stress, mais aussi générer chez d’autres des épisodes de paranoïa. Chaque personne réagit à sa manière ; trouver le bon dosage ou la bonne combinaison entre THC et CBD relève presque de la recette personnelle. Ceux qui souhaitent un mélange spécifique n’auront pas d’autre choix que de le produire eux-mêmes, car l’offre sur le marché néerlandais reste très limitée.

Voici les usages et réactions fréquemment associés à l’huile de THC :

  • Réduction du stress
  • Aide à l’endormissement
  • Atténuation de certaines douleurs
  • Diminution des nausées

Mais tout n’est pas rose : sécheresse buccale, yeux rouges, sensations de vertige ou crises de panique peuvent survenir, surtout en cas de surdosage. L’avantage du cannabis, c’est que ces effets secondaires s’estompent généralement après quelques heures.

Le casse-tête de l’approvisionnement : acheter ou fabriquer ? Fabriquer de l’huile de hasch demande de grandes quantités de matière première. Pourtant, la réglementation en coffee shop limite l’achat à cinq grammes par jour. Le coût, lui, reste dissuasif pour qui envisage de produire son huile à partir de ces petites quantités.

La production et la vente de « Nederweed » sont strictement interdites. Vous ne trouverez donc pas ici de lien vers un quelconque site marchand. Ceux qui cherchent une huile à forte teneur en THC devront se tourner vers le marché parallèle, avec les risques que cela implique, ou envisager de cultiver eux-mêmes quelques plants dans leur jardin. Il est tout à fait légal d’acheter des graines pour un usage personnel.

Différents procédés d’extraction L’huile de THC n’est qu’une des formes que peut prendre un extrait de cannabis riche en THC. Selon la méthode d’extraction, le résultat varie sensiblement. Certains préfèrent l’huile, d’autres s’intéressent à la « wax » ou au « shatter ».

Petit point technique : la « wax » et le « shatter » sont des concentrés obtenus à partir de butane, un gaz hautement inflammable. Ces méthodes, très en vogue aux États-Unis pour la pureté des extraits obtenus, comportent des risques majeurs pour la sécurité. Manipuler du butane à la maison, c’est jouer avec le feu, au sens propre.

Encore une fois, les effets secondaires du THC ne sont pas à négliger, même si la plupart disparaissent rapidement. On retrouve le plus souvent : bouche sèche, rougeur des yeux, vertiges ou anxiété passagère.

Ce que dit la loi néerlandaise Les textes sont clairs : toute partie végétale du cannabis, et a fortiori ses extraits, restent interdits. Le THC figure sur la liste II de la loi sur l’opium et ne peut être délivré que dans un cadre strictement encadré. L’huile de hasch à forte concentration de THC est considérée comme une drogue dure selon la législation. D’ailleurs, l’huile de chanvre est explicitement mentionnée sur la liste I, ce qui ne laisse aucun doute possible sur la sévérité de la réglementation.

Il existe néanmoins des alternatives pour ceux qui souhaitent fabriquer leur propre huile. Le cannolateur, développé par la fondation Mediweed, permet de réaliser cette opération chez soi. Pour une explication détaillée, accompagnée d’une vidéo, il suffit de consulter l’article dédié à cette méthode sur leur site.

Entre cadre légal strict, approvisionnement complexe et diversité des usages, l’huile de THC demeure un produit à la fois désiré, surveillé et débattu. Les règles du jeu évoluent lentement, mais l’inventivité et la persévérance des consommateurs, elles, restent sans limite.

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