Le respect de la vie avant tout

Le respect de la vie avant tout, c'est faire en sorte que chacun, s'il le souhaite, puisse vivre le plus longtemps possible. Or, en France à cause d'une mauvaise gestion, certains sont condamnés à une mort prématurée.

Ce qui suit risque d'abord de vous surprendre mais je vous demande de lire ce texte jusqu'au bout pour bien le comprendre, des vies humaines sont en jeu. (15 000 morts en 2003, sachons en tirer les leçons pour l'avenir et pour d'autres circonstances)

Je suis né en 1960 et je suis marié depuis 1981 à une personne handicapée. Lorsqu'elle était enfant certains disait d'elle que son espérance de vie serait inférieure à 30 ans. A 52 ans, elle est toujours vivante. Mon souci aujourd'hui c'est qu'elle puisse bénéficier des meilleurs soins pour vivre le plus longtemps possible malgré ses maladies. Nous allons le voir, tout au long de ce livre, je compte arriver à cela sans pousser à l'augmentation des impôts et des cotisations sociales. Au contraire, j'estime que l'intervention étatique pourrait diminuer l'espérance de vie et la qualité de vie non seulement de ma femme mais aussi de nous tous.

Le respect de la vie avant tout, signifie que face à un choix à faire entre acheter un médicament ou financer des recherches indispensables au maintien en vie d'une personne et financer des journalistes; nous choisissons ce qui est indispensable au maintien en vie d'une personne.

Aujourd'hui on nous impose de payer pour financer des salaires de journalistes tout en nous imposant une limitation des dépenses de santé. Via les impôts et la législation la presse française reçoit chaque année plus d'un milliard d'aides diverses et cela n'est que la partie immergée de l'iceberg issu du fruit du travail des français. Cet iceberg est constitué des sommes utilisées contre le gré des français pour financer ce que nous devons appeler de la propagande. (Plus loin dans ce livre je chiffre le coût de cette propagande à plus de quinze milliards d'euros par an. Dans ces quinze milliards il y a les trois milliards que doivent payer les français d'une manière ou d'une autre pour la télévision publique.

A partir du moment où l'on limite les dépenses de santé il est évident que des recherches qui auraient pu sauver des vies ne sont pas faites, des soins ou des médicaments indispensables ne peuvent plus être accessibles et des malades meurent prématurément. Cette idée de mort prématurée n'est pas toujours facile à comprendre. Par exemple nous pouvons tous avoir une crise cardiaque. Si nous n'avons pas de personnel médical disponible avec le matériel nécessaire alors notre mort peut-être prématurée. La politique médicale de la France peut conduire malheureusement à ce genre de situation. Comme toujours en matière de santé il vaut mieux prévenir les risques. C'est manifestement ce qui s'est passé au cours de l'année 2003 avec la canicule qui a conduit à une surmortalité de 15 000 personnes en quelques jours.

Là il y a des scandales :

- Un scandale démocratique : Les journalistes français soutiennent, dans ce qu'ils croient leurs propres intérêts un système qui enlève aux individus la liberté de choisir dans leurs dépenses entre payer des journalistes (et l'environnement - imprimeries, télévision...) et payer pour préserver leur santé. Ce scandale touche d'abord les plus pauvres en limitant leur espérance de vie. Les journalistes français ne font pas un travail de journalisme utile à la démocratie. (Alors que plus que jamais ce travail journalistique est nécessaire)

- Un scandale humanitaire : Les journalistes français n'informent pas la population. Si la population française avait été alertée, par avance, par les médias des risques mortels liés à la canicule, il n'y aurait pas eu 15000 morts en France en 2003.

-Un scandale financier : l'information journalistique est favorisée par rapport à d'autres avec les moyens de l'Etat. Ce nombrilisme journalistique fait que des informations comme celles paraissant sur le site Internet de l'Organisation Mondiale de la Santé ne sont pas correctement exploitées par les journalistes français.

Je sais bien que les journalistes ne sont pas des médecins mais leur rôle est d'extraire dans l'immensité de l'information celles qui sont les plus importantes pour tous. Des informations concernant la santé sont importantes pour tous. Si les journalistes français avaient fait leur métier ils auraient alerté les français. Ils le pouvaient.

En décembre 2001, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publiait sur son site Internet l'aide-mémoire Numéro 266 intitulé "CLIMAT ET SANTÉ" nous pouvons y lire :

<<Dans certaines limites, la physiologie de l'homme lui permet de supporter la plupart des variations météorologiques. Mais les fluctuations brusques et marquées peuvent entraîner des effets négatifs aigus sur la santé et accroître le nombre des hospitalisations et même des décès :

-Les vagues de chaleur entraînent une morbidité et une mortalité (avec le coup de chaleur par exemple). Les personnes âgées et celles souffrant de cardiopathies ou de pneumopathies sont particulièrement vulnérables.

-Les vagues de chaleurs en Inde en 1998 ont causé de nombreux décès. A Chicago (Etats-Unis d'Amérique), on a enregistré plus de 500 morts lors de la vague de chaleur de juillet 1995.>>

Vieillissement de la population et réchauffement climatique sont des informations utilisées par la propagande française. Pourquoi ne pas les avoir utilisées en complément de l'information de l'OMS durant l'été 2002, pour vraiment informer la population? Les responsables politiques et sanitaires auraient eu alors une année complète pour éviter au moins une partie des 15000 morts en France. N'y a t'il pas là une immense faute collective des journalistes français?

J'indique une action au cours de l'été 2002 car il fait chaud à ce moment là et le public peut-être plus réceptif. Cependant il est évident que c'est dès que l'information est publiée qu'il faut agir et là c'était publié en décembre 2001 sur un site Internet d'une organisation mondiale.

Il y a manifestement des informations qui sont très importantes pour le respect de la vie de tous. Dans ces conditions mettre en avant des informations contenant du conditionnel alors que le volume d'informations disponibles ne cesse d'augmenter, n'est ni plus ni moins que de l'incompétence, tout en étant un comportement criminel. Cela me fait penser à une citation de Nicolas Sarkozy:

<<Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale.>>

Je vais expliquer : "Les journalistes, ce sont des nullards. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale.

Vous remarquerez que j'ai enlevé : "il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser." Cela est peu respectueux des individus. Lorsque Nicolas Sarkozy a dit cela il était en colère contre les journalistes et la colère n'est pas toujours bonne conseillère. Sarkozy s'estimait victime du comportement des journalistes plus enclins à le diffamer qu'à informer les français. L'injustice n'appelle pas que de la colère, elle peut parfois entraîner des révolutions sanglantes.

Il est bien plus grave de tenir de tels propos lorsqu'ils sont tenus de manières calculées. De nombreux journalistes poussent à la haine envers des groupes de personnes ou des individus. Ils le font de manière calculée afin d'augmenter leur audience. Peu leur importe les conséquences humaines qui en résulte. C'est ce style de comportement qui a conduit les juifs dans des camps de concentration ou dans les régimes communistes des opposants dans des camps. Que les conséquences soient labellisées fascistes ou communistes, elles sont les mêmes : la mort d'individus. Nous reparlerons de cela plus tard dans le cours de ce livre.

L'expression "Les journalistes" mérite d'être nuancée avec par exemple: "la plupart des journalistes". Mais si Sarkozy l'avait dit ainsi nombre de journalistes n'auraient pas manqué de lui reprocher de faire un tri entre les journalistes amis et les autres. Pourtant c'est cette petite nuance qui fait que l'on est étatiste, raciste... ou que l'on ne l'est pas.

Nullard signifie d'après mon Petit Larousse Illustré édition 1982 : "sans valeur, sans aucune compétence". Cette parole de Sarkozy à propos de la plupart des journalistes me semble donc tout à fait appropriée.

Les bandits ont une morale, non pas parce qu'ils font le bien mais parce qu'ils savent qu'ils font le mal. La plupart des journalistes qui font le mal n'en ont pas conscience. Donc ils recommencent. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre " Et encore, les bandits eux, ont une morale." Je vais fournir ici un premier exemple. Dans ce livre je fournirai un autre exemple.

Avec l'affaire des 15000 morts en 2003 la faute professionnelle des journalistes est très lourde de conséquences humaines. Mieux informés les politiques, les responsables sanitaires auraient agi différemment. Nous avons dit que les restrictions budgétaires en matière de dépenses de santé pouvaient être à l'origine de morts. Tel est le cas en 2003 comme en témoigne l 'extrait suivant de "Vague de chaleur sans précédent en France : plus de dix-mille morts (Par Francis Dubois - Le 22 août 2003)

<<A la fin du mois de juillet, l'Association des médecins urgentistes avait averti de ce que la fermeture de 25 à 30 pour cent de lits dans les hôpitaux durant l'été avait créé une situation dangereuse. Selon cette même association, ces fermetures d'été sont effectuées afin de contenir les déficits financiers des hôpitaux.>>

Ce jour (23 juillet 2010) je viens d'accompagner ma femme pour une prise de sang dans un laboratoire d'analyse, il n'y avait personne qui attendait alors que d'habitude ce laboratoire qui emploie plusieurs infirmiers est débordé. Ma femme a des séances de kiné plusieurs fois par semaine à vie pour évacuer le mucus qui encombre ses poumons. En été, elle le constate, il y a peu de malades qui vont chez le kiné.

En dehors d'un problème de canicule comme en 2003, il existe durant l'été de nombreux lits qui ne servent pas. alors faut-il fermer pour économiser? La réponse était oui avant la canicule. Aujourd'hui la réponse ne doit pas être il faut tout laisser ouvert et voir du personnel inoccupé. Il faut simplement avoir la possibilité de pouvoir rappeler du personnel vacancier si nécessaire. Pour éviter une catastrophe il faut savoir être prêt au pire.

Pour la grippe A le gouvernement s'est préparé au pire. Il est vrai qu'il y aurait pu y avoir moins de frais mais ce n'est pas avec plus d'Etat que cela est possible mais avec moins. Nous le verrons tout au long de ce livre. Il me semble aujourd'hui que beaucoup de journalistes au lieu d'expliquer les enjeux vitaux de la vaccination ont fait peur avec les risques. Au lieu de féliciter le gouvernement pour sa volonté de prévenir un risque épidémiologique, ils ont critiqué les formidables dépenses engagées. Je crains fortement que ce comportement ouvre la voie à de nouvelles catastrophes sanitaires. Je reviendrai plus tard sur ce problème de grippe A.

En ce qui concerne le mot bandits appliqué aux journalistes et aux professions liées aux journalistes je vous invite à lire des pages qui se trouvent dans ce livre:

-Retraites : la faillite de Presstalis nécessaire

-Mediapart : la révolution journalistique et beaucoup plus

En raison de l'évolution de ma réflexion j'avais besoin d'insérer cette page ici pour introduire la page suivante. Cette dernière a été conçue plusieurs années avant celle-ci et modifiée plusieurs fois depuis.

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Page publiée le 23 juillet 2010

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